JOAILLERIE ET PIERRES ETHIQUES

SUR LA TRACE DES PIERRES “GREEN”


 

 POUR QUE VOTRE BIJOU SOIT AUSSI PUR QUE VOTRE AMOUR

APRIL BY MG poursuit son cheminement dans l’éco-conception d’une joaillerie moderne et présente la première collection éthique de bijoux ornés de diamants et pierres de couleur : une collection qui permet pour la première fois d’offrir une pierre éthique et responsable.
Promouvoir une autre vision de la joaillerie et développer une approche contemporaine consciente des enjeux sociaux, humains et environnementaux, démontrer que le développement durable est compatible avec le luxe et la joaillerie en particulier : un pari fou qui montre au fil du temps qu’éthique peut faire rimer économique et esthétique

LES PIERRES DE LA DOULEUR

Les diamants et autres pierres précieuses (rubis, saphirs, émeraudes) ainsi que les pierres de couleur ont longtemps été estimés pour la beauté qu’ils apportent aux bijoux. Au cours de ces dernières années, de plus en plus de gens prennent enfin conscience de l’horreur qui se cache derrière certaines des pierres les plus précieuses au monde.
L’exploitation minière compte parmi les activités les plus polluantes au monde. L’exploitation des mines de pierres gemmes est une activité extrêmement destructrice pour l’environnement. C’est également un métier dangereux, y compris pour la santé des ouvriers et des communautés. Les mineurs de diamant travaillent souvent dans de mauvaises conditions, à l’étroit et sans grande sécurité dans les tunnels. La poussière des mines est à l’origine de nombreuses maladies respiratoires chez les ouvriers et les résidents des communautés voisines. L’exploitation des pierres gemmes colorées, telles que rubis et émeraudes et autres pierres fines, est généralement faite sur une échelle plus petite que l’exploitation du diamant, mais comporte tout autant de risques. Selon l’Organisation Internationale du Travail (l’OIT), de nombreuses mines artisanales n’ont pas les moyens d’investir dans les outils et équipements qui pourraient permettre d’éviter les accidents. Par ailleurs, l’exploitation implique le déplacement de grandes quantités de terre, avec pour conséquence un réel impact sur les écosystèmes. Et, bien que de nombreux pays aient promulgué des lois sur l’âge minimum requis pour les ouvriers exerçant des métiers dangereux, l’OIT a relevé un pourcentage important d’enfants dans les mines.

Le travail des enfants pose un grave problème de manière générale puisqu’on estime à au moins 120 millions le nombre d’enfants de 5 à 14 ans travaillant notamment dans les pays d’Asie, Afrique et Amérique Latine. Ce problème concerne l’exploitation minière mais également la taille et le polissage des pierres précieuses, en particulier en Asie ; toujours selon l’OIT, l’Inde à elle seule représente 70 % (en poids) du marché du polissage des diamants. Dans ses livres (Blood Stained Diamonds etc), Janine Roberts rapporte : le « travail des enfants est illégal en Inde, mais cette loi est ignorée. Leurs jeunes yeux sont particulièrement prisés par les commerçants indiens du diamant. »

La douleur humaine engendrée par la production et la taille des gemmes se poursuit dans de trop nombreux pays (Angola, République démocratique du Congo, Libéria, Sierra Leone entre autres) : en effet, les bénéfices des ventes de diamant permettent encore des achats massifs d’armes destinés à des groupes armés qui bafouent les droits de l’homme.

 

DIAMANTS ET PIERRES DE GUERRE

L’ONG Global Witness a été la première à attirer l’attention internationale sur la question des « diamants de guerre» finançant et prolongeant de violents conflits en 1998. Aux côtés de Physicians for Human Rights et d’autres groupes, ils ont alerté la conscience des consommateurs sur ces diamants de guerre et ont invité les négociants à cesser d’acheter des pierres dans des pays où les ventes de diamant sont utilisées pour financer les conflits armés. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a officiellement identifié le rôle des diamants de guerre dans quelques pays, et a alors invité l’industrie du diamant à développer un système de traçabilité global pour établir l’origine des pierres. Les membres de l’industrie diamantifère ont commencé à se réunir sur cette question en 1999, et en 2002, l’industrie a lancé le processus de certification de Kimberley. Le processus de Kimberley, qui est entré en vigueur en janvier de 2003, exige des pays exportateur de diamants qu’ils soient identifiés avec des certificats garantissant l’origine des pierres. Les pays destinataires doivent certifier que les expéditions n’ont subi aucune manipulation. Seul les pays appartenant au processus de Kimberley peuvent légalement exercer le commerce des diamants bruts. Plusieurs groupes de droits de l’homme ont reconnu le processus de Kimberley comme une étape non suffisante mais nécessaire. Les groupes tels que Global Witness et Amnesty International continuent de faire pression sur l’industrie du diamant pour ajouter des procédures d’audit et de contrôle afin que cette initiative apporte une réelle garantie.

 

 


UN ESPOIR : LES PIERRES ETHIQUES


Les joailliers se sont mis à répondre à cette initiative, non au début du processus, mais sous la pression de la communauté internationale et des consommateurs. Quelques organisations privées aux Etats Unis travaillent désormais pour obtenir que l’industrie des pierres de couleur rejoigne l’industrie du diamant en intégrant des pratiques éthiques et durables. Avant que les USA aient interdit les importations de Birmanie en 2003, ces organisations ont invité le secteur des pierres précieuses de couleur à cesser d’acheter des rubis birmans, qui plaçaient la junte militaire dans une position de toute puissance. Selon nos sources, de grands joailliers continueraient à acheter des rubis birmans. En effet, les rubis extraits en Birmanie sont taillés « ailleurs » et échappent ainsi aux restrictions sur les importations. Il existe pourtant une alternative, le Burma Relief Project fondé en 2004 qui travaille avec Foundation for the People of Burma pour fournir l’aide au développement dont les Birmans ont tant besoin au plan médical, éducatif, et micro-économique.

Dans le même temps, une entreprise américaine a développé un protocole s’appuyant sur une charte pour appliquer les principes de commerce équitable et durable à l’exploitation des pierres fines (pierres colorées semi-précieuses). Cette charte prend en compte la protection de l’environnement, des pratiques éthiques en matière de travail dans ses ateliers de taille et fabrication de bijoux, et une politique de contrôle très rigoureuse. A titre d’exemple, nous pouvons citer son travail avec une mine du Malawi, où se trouvent les si rares gisements de rubis Nyala : la compagnie paye un salaire au-dessus du minimum légal, offre des prestations maladie aux ouvriers, et a construit une école pour les enfants. Les pierres brutes vont directement à l’usine chinoise de cette entreprise dans laquelle les ouvriers travaillent en 3×8 et sont payés trois fois le salaire minimum légal, avec une couverture santé, primes de paniers, congés payés, l’assurance médicale et invalidité, et une école construite par l’entreprise pour les enfants de ses salariés. Les pierres brutes sont exportées directement de la mine vers cette filiale chinoise où le taux de rotation des effectifs est bas. De cette manière, les ouvriers ont le temps d’acquérir une véritable expertise dans leur métier. En conséquence, la qualité des produits peut rivaliser avec n’importe quel autre atelier dans le monde. Grâce à sa charte et sa capacité à assurer une parfaite traçabilité des pierres de la mine à la pierre taillée, depuis 2001 cette entreprise propose des pierres de grande qualité et plus socialement « responsables » que les offres standard.

 


APRIL : PREMIERE MARQUE DE JOAILLERIE ETHIQUE ET EQUITABLE AVEC PIERRES DE COULEUR


Une petite entreprise de joaillerie n’a pas les moyens de traiter directement avec les mines éparpillées aux quatre coins du monde. Il lui faut donc trouver un partenaire dont le métier est justement d’assurer un sourcing qui garantisse ces pratiques « vertueuses ». Après de longs mois d’enquête et de recherche, April BY MG a tissé des liens et s’approvisionne en pierres désormais auprès de cette société qui fait partie des trop rares membres de l’ American Gem Trade Association (AGTA).

L’industrie de la joaillerie prend tout doucement conscience de ses responsabilités et s’engage lentement, trop lentement, mais sûrement, sur la voie du commerce responsable » dans le domaine des pierres. APRIL BY MG est sans aucun doute précurseur dans ce domaine où il est encore nécessaire de sensibiliser les consommateurs et détaillants pour les inciter à chercher des solutions alternatives et « responsables » en achetant des bijoux dont les gemmes ont été produits de façon éthique, de l’extraction à la taille.
Outre la garantie offerte au consommateur d’une éco-conception des bijoux de l’or au packaging, April est donc désormais en mesure de garantir que ses diamants, pierres précieuses et pierres fines proviennent de mines dont les gemmes ne servent pas la guerre.

Nos pierres sont traçées pour assurer cette garantie. Il ne s’agit pas de pierres provenant de trafic dans les zones d’extractions, et elles sont taillées et polies dans des régions non corrompues par la guerre. Nous garantissons également que nos pierres sont produites selon des pratiques et méthodes respectueuses de l’environnement et selon des pratiques de travail éthiques. Tandis que beaucoup de détaillants mettent en avant le fait que leurs diamants en particuliers ne sont pas des diamants de guerre, très peu ont été audités sur la base d’un processus permettant cette garantie. Au contraire d’April qui trace ses pierres dès leur extraction.

 


PIERRES « GREEN » : LES ENGAGEMENTS D’APRIL


Notre organisation en matière de contrôle qualité nous permet :
– d’informer nos clients sur l’origine des pierres achetées
– identifier les traitements que la pierre a pu subir, le cas échéant
– garantir que la pierre est d’origine naturelle, qu’il ne s’agit pas d’une pierre de synthèse ou d’une imitation
– confirmer que la pierre a été obtenue de manière tout à fait légale
– affirmer que nos pierres ne résultent pas du travail de salariés mineurs (âge légal minimum requis 18 ans partout dans le monde), aux horaires exorbitants (semaine de 48 heures maximum partout dans le monde), payés en dessous des standards ou du salaire minimum (les salaires versés ainsi que les prestations complémentaires assurent un niveau de vie décent aux ouvriers, permettant ainsi aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école). Par le choix que nous avons fait de notre partenaire, nous pouvons affirmer que nos pierres ne sont pas le résultat d’une destruction de l’environnement ; pas de pierres de contrebande, pas de soutien aux groupes terroristes ou agissant de manière non-conforme à une éthique humaniste.

Nous nous sentons très concernés par le bien-être de nos partenaires mineurs et ouvriers lorsque nous achetons des pierres brutes ou taillées.

Ces engagements ont conduit à l’élaboration de procédures strictes qui garantissent la qualité de nos pierres pour le bénéfice de nos clients, afin d’établir un véritable état de confiance entre eux et nous.

 

PROCEDURES ENVIRONNEMENTALES

Les pierres que nous proposons ont été produites en recourant à des méthodes d’extraction à impact minimal sur l’environnement. Par le choix que nous avons fait, nous contribuons à soutenir le travail des mineurs dont les méthodes pour extraire le brut sont aussi respectueuses de l’environnement que possible et totalement conformes au droit du pays. Nous ne sommes pas dans un monde parfait. Si toutes les normes ne sont pas à 100 % respectées, nous contribuons à former les mineurs en les instruisant des risques environnementaux liés au non respect des procédures en place. Lorsque notre partenaire constate des négligences répétées, il cesse toute transaction commerciale avec la mine en infraction.

 

OBJECTIFS ENVIRONNEMENTAUX ET REALISATIONS

A. extraction des pierres dans un cadre qui protège tous les ruisseaux, rivières, nappes phréatiques de toute forme de polluants, chimique et biologique
B. exploitation de mines en réduisant au maximum la destruction des plantes, de la vie sauvage et l’habitat.
C. Reprise de toute la terre extraite pour remblayer afin de reconstituer autant que possible les conditions originales avant l’ouverture de la mine, et reboiser

 

TRAITEMENT DES PIERRES

Notre propos est de travailler sur des pierres 100% naturelles et non traitées. Cependant, pour certaines pierres telles que la citrine, il est parfois préférable de traiter la pierre pour en développer entièrement la couleur. Les pierres soumises à un traitement thermique vendues par APRIL sont traitées par les processus de chauffage généralement utilisés et acceptées par la profession depuis des décennies. Le processus de chauffage ne fait appel à aucun composé solide ou gazeux

Pour obtenir la couleur désiré, il est courant que les pierres suivantes soient chauffées :
– Citrine – toutes les nuances – chauffage pour développer toute la palette de couleur du jaune à l’orange voire le rouge
– Aiguemarine – chauffée pour enlever les traces de vert ou jaune et pour magnifier la couleur bleue
– Tanzanite – chauffée pour développer la couleur bleue
– Améthyste – rarement chauffée
– Tourmaline bleue et verte – rarement chauffée

 

PROCEDURE SPECIFIQUE CONCERNANT LES QUARTZ

Pour garantir que toutes les variétés de quartz proposées proviennent de pierres naturelles, les quartz sont soigneusement vérifiés afin de garantir que les lots reçus ne contiennent pas de pierres synthétiques ou imitations.

 

GESTION DES DECHETS

Tous les déchets sont triés et traités dans le respect des lois en vigueur.

 

CATEGORIES

Nous avons classé les pierres selon le degré de développement durable que nous garantissons :

  1.  Pierres 100 % Développement durable : contrôle direct depuis la mine jusqu’à la taille
    a) Saphir et rubis (Malawi)
    b) Opale (Oregon et Mexique)
    c) Saphir (Australie)
    d) Tashmarine (diopside)
    e) Calcédoine
    f) Perles
  2. Pierres garanties Développement durable sur la base d’accords négociés et sous le contrôle d’un broker engagé à faire respecter les procédures ci-dessus :
    a) Améthyste
    b) Citrine
    c) Grenat
    d) Peridot vert
  3. Pierres Ethiques : suivi des pierres à partir de leur livraison à l’usine uniquement
    a) Tourmaline
    b) Quartz
  4. Nous ne pouvons travailler l’aiguemarine, ni la topaze bleue, pas plus que le saphir de Ceylan, l’émeraude de Colombie, ou l’amétrine : aucune source “développement durable” disponible à l’heure actuelle

 

ENTRE NOUS

------------------------------------------

Notre boutique en ligne continue de fonctionner.

La fabrication de vos bijoux et leur livraison se poursuit pendant le confinement.

Le showroom est provisoirement fermé mais nous restons joignables par téléphone et rendez-vous vidéo pour vous renseigner. N'hésitez pas à prendre rendez-vous en ligne.

Et surtout : prenez-vous bien soin de vous !

Prendre rendez-vous

 

------------------------------------------